R2DS Île-de-France

Réseau de Recherche sur le Développement Soutenable

Accueil > Projets de recherche > Année 2007

[2007-05] Analyse des besoins de confort thermique en été et en période de canicule dans le contexte urbain du changement climatique et proposition de nouvelles solutions

Jérôme ADNOT - ENSMP - Centre Energétique et Procédés

Contexte scientifique

Aspects techniques

C’est en ville qu’il y a besoin de climatisation pour l’essentiel, même si les résidences d’été dans le Sud de la France commencent à s’équiper. Les statistiques nationales cachent que ce problème est urbain et doit (et peut) être traité au niveau de la ville, et même pour une bonne part au niveau de l’Île-de-France, comme les embouteillages, la pollution acide ou le besoin d’espaces verts.
Il apparaît aujourd’hui nécessaire de penser « Confort dans la ville » par opposition à « Achat individuel d’un climatiseur ».

Aspect urbanistique

La consommation énergétique liée à la climatisation des bâtiments devient particulièrement importante en environnement urbain car la température de l’air des secteurs urbains denses est plus élevée qu’aux alentours.
Ce phénomène urbain, associé à l’augmentation du niveau de vie (baisse sociologique de la résistance à l’inconfort) et aux facteurs climatiques en mutation (canicules), contribue à la croissance de la demande traditionnellement basse de climatisation artificielle en Europe. Il convient d’éviter les solutions culpabilisantes, comme celles qui feraient du propriétaire d’une climatisation ou d’une voiture individuelle un mauvais citoyen, et chercher des solutions gérées collectivement pour limiter les besoins et l’usage sans priver l’individu de ses libertés.

Aspect environnemental : développement non soutenable

Avec le scénario des canicules que les climatologues nous prévoient la canicule de 2003 ne sera pas exceptionnelle, ce sera bientôt l’événement dimensionnant. Si les actions ne suivent pas, la climatisation individuelle se généralisera, canicule après canicule, et la consommation énergétique augmentera sans apporter autre chose qu’un confort intérieur temporaire dans une seule pièce.
Il y a donc un réel besoin de proposer des méthodes de diagnostic de l’inconfort dans les locaux non climatisés, tout en assurant le diagnostic énergétique « conventionnel » dans les locaux climatisés.

Problème sociétal

La détermination de la situation de base de référence est l’un des défis principaux pour le calcul des économies d’énergie quand les besoins sont évolutifs.
C’est particulièrement le cas pour le confort thermique avec un changement endogène à la technique (on augmente souvent le besoin confort en mettant à disposition un équipement) et un changement exogène (réchauffement moyen et occurrence de canicules).

Ce problème de définition de la référence peut se résoudre en intégrant dans un cadre méthodologique, les coûts, les impacts et le confort réalisé ou non réalisé.

Coordination : ADNOT Jérome

Pour télécharger la fiche du projet

cliquez ici