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[2008-08] Intérêt et limites des assurances basées sur des indices météorologiques pour l’agriculture, dans un contexte de changement climatique

Coordination : Philippe Quirion - CIRED

Contexte scientifique

Le risque climatique (principalement de sécheresse) est l’un des importants parmi ceux qui menacent les agriculteurs des pays en développement Cela est vrai partout dans le monde, mais particulièrement en Afrique subsaharienne, parce que les précipitations y sont irrégulières et que seuls 4% des surfaces agricoles sont irriguées.

Plus généralement, le climat soudano-sahélien présente une grande variabilité inter-annuelle et inter-décennale, surtout à un niveau géographique fin. Le réchauffement climatique global aura quant à lui un impact sur la mousson d’Afrique de l’Ouest, donc sur les précipitations dans la zone soudano-sahélienne

Les aléas climatiques causent des pertes très importantes en terme de production, réduisent l’investissement productif d’un agriculteur ainsi que l’approvisionnement alimentaire de la communauté, induisant des phénomènes de trappes à pauvreté.
Il est donc essentiel d’atténuer les conséquences d’années sèches. Cela passe par le développement de contrats d’assurance adaptés, non plus basés sur la constatation des dommages, mais sur de nouveaux indices météorologique.

Dans plusieurs pays en développement (Inde, Ethiopie, Malawi…), des assurances agricoles basées sur des indices météorologiques commencent à voir le jour. Le développement de ce type d’assurance doit rendre les agriculteurs moins dépendants des variations interannuelles et permettre d’allonger le terme de la gestion.

Ces outils pourraient également s’appliquer à l’Europe, où le changement climatique accroît l’imprévisibilité des précipitations et des températures, donc des rendements.

Coordination : Quirion Philippe