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[2009-02] Le carbone stable des sols : processus de stabilisation et vulnérabilité

Coordonnateur : BIOEMCO

Objectifs scientifiques

Lʼaugmentation de la concentration en CO2 atmosphérique, due à la combustion des ressources fossiles et à la déforestation est aujourdʼhui un des grands problèmes environnementaux, qui affecte sérieusement la durabilité de nos systèmes. Outre la réduction des émissions, indispensable, une voie de remédiation complémentaire est de
favoriser le stockage de carbone pour des durées longues. Les sols représentent un réservoir de carbone deux fois plus important que lʼatmosphère (1500 Gt contre 720 Gt dans lʼatmosphère et contre 640 Gt stockés dans la végétation) et échangent 60 Gt chaque année avec lʼatmosphère et la biosphère terrestre. Les sols sont donc le puits potentiel le plus important de la biosphère continentale. Le carbone y est sous forme de matières organiques, et il y réside pour des durées très variables, allant de quelques jours à plusieurs siècles ou millénaires.

Ce projet a pour objectifs dʼanalyser les processus qui permettent la stabilisation de carbone organique dans les sols à lʼéchelle séculaire et la vulnérabilité de ce carbone dit « stable » aux changements climatiques.
Les sols représentent le réservoir de carbone le plus important de la biosphère continentale, et sont donc un puits potentiel majeur pour limiter lʼeffet de serre, ou pourraient représenter une source importante de CO2 sous lʼeffet de changements climatiques. Le carbone organique des sols y réside pour des durées très variables, allant de lʼheure au millénaire. En termes de séquestration du carbone, cʼest le compartiment de carbone
stabilisé dans les sols pour des durées très longues, appelé carbone stable, qui est le plus important. Cependant, ce compartiment, introduit dans les modèles prédictifs de la dynamique du carbone, est insuffisamment connu au plan expérimental pour pouvoir être directement quantifié et sa vulnérabilité vis à vis de lʼusage des terres et du changement climatique nʼest pas décrite.
La finalité de ce projet est dʼaméliorer la modélisation de la dynamique du carbone dans les sols par une meilleure prise en compte du carbone stable (quantification, facteurs de variation, facteurs climatiques affectant sa vitesse de minéralisation).

Coordination : CHENU Claire