R2DS Île-de-France

Réseau de Recherche sur le Développement Soutenable

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[2011-15] Pratiques de placement scolaire et maintien de la cohésion urbaine : Une comparaison Paris - Stockholm

Coordonnateur : Léna Sanders - UMR Géographie-cités

Objectifs scientifiques

L’objectif central est d’appréhender les dynamiques de la ségrégation scolaire dans une perspective de développement soutenable des métropoles. Cet objectif
implique de travailler dans trois directions complémentaires :

  • un travail conceptuel sur la relation entre la ségrégation scolaire et une situation métropolitaine qualifiée de soutenable ;
  • un travail empirique de comparaison entre plusieurs contextes de deux grandes métropoles afin de tenir compte de la diversité des situations, en identifiant les convergences, les différences, et en réfléchissant à l’éventuelle existence d’effets de seuil, d’enclenchement de spirales ségrégatives ;
  • un travail de simulation afin d’explorer les processus à l’origine des changements et d’étudier leurs effets futurs.

Ces trois orientations définissent chacune une série d’objectifs plus précis qui sont détaillés dans la suite.

Le premier objectif est un état de l’art large débouchant sur l’élaboration d’une grille d’analyse comportant les concepts transversaux nécessaires pour comparer la forme des relations entre ségrégation scolaire et développement métropolitain
soutenable, entre dynamiques scolaires et résidentielles, et les éventuelles existences d’effets de seuils pouvant entraîner des sauts qualitatifs.

Le deuxième objectif est d’ordre empirique et consiste à identifier les changements sur le temps court d’une décennie à Paris et à Stockholm. Il s’agit de saisir le changement de composition sociale des collèges, d’en repérer les directions et les rythmes. Une hypothèse forte est que les processus en jeu sont de nature différente dans différents contextes urbains (centre, banlieue, périurbain) : il s’agit de décrire quels changements opèrent en quels contextes et de mesurer les vitesses associées aux dynamiques spatiales en cours.

Le troisième objectif est de mettre au point une démarche de simulation afin d’étudier de plus près les processus en jeu.

Deux méthodes pourront être mobilisées :

  • la première consiste à partir des situations empiriques observées dans les deux métropoles et de tester avec un regard croisé les effets de changements de comportement de mobilité des élèves. L’objectif est d’étudier les effets de seuil, d’évaluer à quelle « distance » les situations observées sont de situations interprétées comme non soutenable. Ces scénarios s’appuieront d’une part sur des hypothèses théoriques et s’inspireront d’autre part de ce qui est observé dans l’autre métropole.
  • la seconde correspond à une approche plus stylisée et se fonde sur l’utilisation d’un modèle agent (Amblard et Phan, 2007). Un tel outil est approprié si l’on cherche à comprendre les interactions entre un niveau local (celui des élèves et des établissements) et global (structures spatiales de la ségrégation scolaire au niveau des métropoles).

Il s’agit d’implémenter un certain nombre de règles relatives aux pratiques de placement scolaire des familles et aux stratégies des chefs d’établissement.

Coordination : SANDERS Léna

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