R2DS Île-de-France

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Effets de complémentarité entre amélioration de la qualité de l’air à l’échelle régionale et engagements de Kyoto

Coordination : KATA-SARTELET Karine et ROUSTAN Yelva - CEREA

Présentation

La modélisation de la qualité de l’air (photochimie, aérosols) aux échelles urbaines, régionales et continentales a atteint à présent un degré de maturité suffisant pour que les modèles puissent être utilisés en aide à la décision (c’est déjà le cas notamment pour la prévision environnementale de la pollution).

Les modèles sont également utilisés pour décrire la relation entre des émissions (sur une région géographique -exemple : l’Ile de France, l’Europe-, par secteur émetteur) et des niveaux de concentration dans l’air et/ou de dépôt. Ceci permet notamment de réaliser des études d’impact (impact de la réduction d’émission sur une cible – par exemple un indicateur sanitaire). De telles approches sont à présent de plus en plus utilisées pour la réglementation environnementale (problématique des plafonnements/réduction d’émission).

L’aide à la décision nécessite en réalité de pouvoir disposer d’une chaîne intégrée de modélisation couplant modèle d’activité économique (au sens large : secteurs industriels, urbanisation, occupation des sols, etc), modèle physique à proprement parler et modèle d’impact/dommage. Des systèmes d’optimisation peuvent ensuite être construits par rapport à des cibles réglementaires, sous contrainte de coûts (de modification des émissions).

Au jour d’aujourd’hui, de telles chaînes intégrées (pour les problématiques “qualité de l’air”) sont essentiellement développées et opérées par des équipes du Nord de l’Europe.

Thématiques abordées

L’objectif du projet est la construction d’une telle chaîne de modélisation et son application aux cas de la pollution régionale/continentale.

Les thématiques qui seront abordées sont typiquement les suivantes :

  • le couplage de modèles (quelles sont les bons niveaux de description des modèles ? quels sont les bons “proxy” modèles à construire, notamment pour le segment physique)
  • l’estimation des incertitudes pour le problème couplé (ce point est clé pour évaluer la robustesse de l’aide à la décision vis à vis d’hypothèses a priori et de lacunes de connaissances) ;
  • l’estimation des incertitudes pour le système d’optimisation (quelle confiance peut-on accorder aux réductions d’émission préconisées ?)
  • quel impact/couplage à l’échelle supérieure ?

Equipes impliquées

Le CIRED est reconnu dans le domaine de la modélisation intégrée pour l’échelle globale/problématique de l’effet de serre.

Le CEREA est actif dans le domaine de la modélisation physique aux échelles régionale/continentale (plate-forme Polyphemus/Polair3D), notamment pour l’impact de la sphère de l’équipement (convention avec le Ministère de l’Equipement) et du secteur de production de l’énergie (via sa tutelle EDF R&D et projet européen). Il a par ailleurs des relations étroites avec l’INERIS via une convention cadre sur ces thèmes.



Voir Publications
 : http://www.r2ds.centre-cired.fr/spip.php?article558