R2DS Île-de-France

Réseau de Recherche sur le Développement Soutenable

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Juin 2014

Mercredi 11 Juin 2014

Guerre et environnement au XXe siècle : perspectives historiques

Résumé

"From The Great War to Vietnam : American Environmentalists, Population Growth, and Malthusian Understandings of War"

Thomas Robertson (Worcester Polytechnic Institute)

Ce séminaire se propose d’étudier les rapports qu’entretiennent guerre et environnement au XXe siècle. Jusqu’ici cette question a peu retenu l’attention des historiens. Pourtant ces rapports, considérés au sens large, ont constitué au cours de cette période un opérateur majeur de reconfiguration de la biosphère et des liens Nature/Société. Ils ont dans le même temps contribué à façonner le champ et les modalités de l’agir militaire.

Mercredi 11 Juin de 15h à 17h

EHESS

bât. Le France, salle 1, RdC

190-198 Avenue de France 75013 Paris


Vendredi 13 juin 2014

L’innovation au secours de la biodiversité ?

Résumé

La biodiversité, au cœur des services que les écosystèmes rendent aux hommes, connait un rythme alarmant d’érosion, amenant certains experts à parler de sixième extinction de masse sur la Terre. L’érosion de la biodiversité est étroitement liée à l’activité humaine et aux effets de la croissance et du développement économique. L’extraction des ressources renouvelables et non renouvelables, l’activité industrielle et énergétique, l’extension de l’urbanisation, ainsi que l’agriculture sont autant de secteurs de l’économie ayant un impact sur la biodiversité.

Au cœur de la croissance et du développement économique, l’innovation joue un rôle central. Elle permet en effet, théoriquement, la croissance des gains de productivité, la baisse des coûts de production, l’augmentation de la sécurité et de la qualité, une meilleure efficience d’usage des ressources, mais aussi la création de nouveaux marchés.

Mais quels effets cette innovation a-t-elle sur la biodiversité ? Risque-t-elle d’aggraver les tendances actuelles à la dégradation, ou bien permettrait-elle aussi de les contrer ? Si d’un côté, l’innovation peut représenter une solution possible face à l’actuelle érosion de la biodiversité, elle peut mettre en risque la biodiversité, de manière avérée ou potentielle. Risques et bénéfices de l’innovation pour la biodiversité font ainsi l’objet de débats qui traversent autant la recherche que la société civile.

Cette conférence vise ainsi à examiner et évaluer les possibilités et limites des nouvelles technologies et plus généralement de l’innovation au service de la conservation de la biodiversité. Quels sont les risques pour la biodiversité dont sont porteuses les innovations ? Quels sont leurs apports pour limiter les impacts négatifs sur la biodiversité ? Peut-on piloter ou canaliser ces innovations afin qu’elles entrent en synergie, plutôt qu’en contradiction, avec le maintien de la diversité biologique sur Terre ?

Vendredi 13 juin de 08h45 à 16h45

Quai François Mauriac

75013 Paris

Pour télécharger le programme cliquez ici

Entrée libre sous réserve d’inscription en ligne via le site de l’Iddri


Mardi 17 juin 2014

L’innovation et la course aux technologies vertes entre l’Europe et les pays en développement

Résumé

La course aux technologies « vertes » (green race) occupe depuis la crise financière de 2008 une place importante dans les discours politiques. Tour à tour présentée comme une opportunité et une menace, elle place l’innovation, et en particulier l’innovation technologique, comme un élément essentiel, capable de conférer un avantage décisif au pays ou à la firme qui la déploie.

Dans le contexte particulier d’endettement et de faible croissance des économies européennes, plusieurs questions se posent, en premier lieu la capacité à produire les innovations réclamées par la transition écologique et à capturer la valeur ajoutée que celles-ci sont susceptibles de conférer à leur détenteur, dans une géographie de l’innovation en pleine recomposition.

Matthieu Glachant présentera les résultats de ses recherches sur les rôles joués par l’innovation et les transferts de technologie et de connaissance dans les pays en développement, tant dans le "verdissement" des chaînes mondiales de valeur que dans la répartition des profits et des gains.

Sa présentation sera suivie d’un débat sur les implications pour les politiques européennes.

Mardi 20 mai de 12h30 à 14h30

Reid Hall

4, rue de Chevreuse

75006 Paris

Entrée libre sous réserve d’inscription en ligne via le site de l’Iddri


Mercredi 25 Juin 2014

Séminaire « Economie de la transition écologique »

Résumé

Conférencier : Hervé Le Treut, Climatologue, membre de l’Académie des Sciences, directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace, membre du GIEC.

Contre-point : Gaël Giraud, directeur de recherches CNRS, membre du Centre d’Economie de la Sorbonne, du LabEx REFI et de l’Ecole d’Economie de Paris.

Objet du séminaire

Le cinquième rapport du GIEC vient de rendre ses conclusions. Elles confirment pour l’essentiel les conclusions des rapports précédents, et sont aggravées par la continuité des émissions de gaz à effet de serre, qui ne cessent de croître et de stocker dans l’atmosphère des gaz qui y seront présents pendant des décennies, voire des siècles. Le rapport manifeste la préoccupation d’une urgence toujours plus grande, au fur et à mesure que l’espace d’opportunité pour stabiliser le système climatique se réduit.

A rebours de ce diagnostic, on assiste, au-delà même de ce que l’on a appelé le "climato-scepticisme", à une forme d’indifférence qui reste encore trop largement partagée face à des dangers qui paraissent lointains, et incertains. De fait, les changements climatiques relèvent d’une temporalité très particulière : les émissions d’aujourd’hui engagent le futur de manière largement irréversible, mais l’inertie du système induit des effets qui se produiront surtout plus tard, dans quelques décennies.
Impossible donc de prendre au sérieux ces dangers futurs, sans prendre au sérieux une science qui présente des diagnostics contrastés, allant de quasi-certitudes (sur l’évolution positive des températures) au diagnostic de risques difficiles à préciser complètement (pour tout ce qui a trait à
l’eau, aux sécheresses ou aux tempêtes par exemple).

Nous essaierons d’expliquer brièvement l’histoire de la ’science climatique’ et de ses méthodes pour montrer en quoi elle peut se heurter à la nécessaire traduction "citoyenne" de ces travaux scientifiques, et en quoi cette confrontation peut contribuer à renforcer, affaiblir, ou désorienter la mobilisation de l’opinion publique. Nous montrerons que face à des enjeux aussi complexes, les décisions politiques doivent s’appuyer sur un diagnostic aussi rigoureux que possible, et y associer au mieux les contraintes sociales ou politiques - une démarche très largement entreprise par le groupe II du GIEC.

Nous ouvrirons enfin la réflexion sur la question désormais incontournable de l’adaptation aux dommages climatique. Même s’il ne s’agit que de l’un des aspects du problème climatique, il met en avant une dimension territoriale qui est l’un des axes de réflexion fondateurs du groupe II. Ces réflexions, comme d’ailleurs, celles du Groupe III, renforcent la possibilité qu’une parole publique sur les liens entre politiques climatiques et politiques de développement se développe au plus près des citoyens, en rompant le sentiment de distance mentionné plus haut.

Mercredi 25 Juin de 17h à 19h

Maison des sciences économiques - salle 17

106‐112 boulevard de l’Hôpital 75013 Paris

Métro :Campo Formio

ENTREE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES – PAS DE RESERVATION

Séminaire organisé avec le soutien de Carbone 4, du Ceras, du think tank de la Fondation Nicolas Hulot et de la revue Projet.