R2DS Île-de-France

Réseau de Recherche sur le Développement Soutenable

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Variables de commande des politiques environnementales en milieu urbain

Coordination : MASSOT Marie-Hélène - INRETS - LVMT

Objectifs scientifiques

Ce projet se base sur un outil d’évaluation de l’accessibilité et de la disponibilité du parc de logements en vue d’une amélioration de celui-ci.
Pour avancer dans la compréhension des trajectoires résidentielles et sur les arbitrages des ménages entre mobilité résidentielle et mobilité quotidienne, il convient d’analyser et de modéliser à une échelle assez fine le « poids » de l’accessibilité au marché du travail dans la formation des prix immobiliers, par rapport à d’autres facteurs (qualité du logement, de son environnement social, etc.).

Cette démarche vise également à évaluer les effets redistributifs d’une écotaxe dans les transports, et reconsidérer les éléments de compensation de ces effets.

Ce projet traite donc de l’ensemble des synergies économiques et spatiales pertinentes dans ce cadre. Outre les conséquences d’une politique environnementale pour le bien-être, et ses effets incitatifs réels sur la mobilité, il s’agit de mettre en parallèle l’action sur l’emploi du recyclage d’une taxe carbone via une baisse des charges sociales, et une action concomitante sur les prix du logement.
Ceci aura pour but de préserver les effets environnementaux tout en contribuant à compenser ses effets sur la partie de la population la plus lésée.

L’histoire des politiques de lutte contre le changement climatique est traversée par un débat sur la nature des instruments économiques à utiliser. Les alternatives envisageables sont l’usage de signaux prix d’une part, et des politiques de régulation d’autre part.

La controverse comprend deux dimensions : l’efficacité incitatrice, et l’évaluation des coûts sociaux nets liés à l’instrument adopté. Sur ces questions, des consensus assez larges ont vu le jour au sein de la communauté scientifique. Notamment, les meilleurs systèmes du point de vue de la maximisation du bien-être sont de deux types : un système de taxation recyclée, ou des permis d’émissions de gaz à effet de serre échangeables. Les réflexes anti-fiscaux, et la crainte plus objective des effets redistributifs négatifs, constituent le cœur des réticences que rencontrent ces politiques.

Ce projet de recherche part de la nécessité de réfléchir à une vision de long terme. L’analyse des dynamiques propres aux interfaces entre logement et accessibilité nourrira la réflexion sur la conception des structures fiscales incitatives. L’importance du logement et des effets de localisation suggère la possibilité de concevoir des outils économiques plus fins et plus complets, dans le but d’éviter les effets indésirables d’une politique environnementale ciblée sur les seuls transports.

Coordination : MASSOT Marie-Hélène